,

[Reportage] OM – LOSC : de l’hystérie, à la cruauté

Avatar de Nathan Danchesi
Vélodrome

L’Olympique de Marseille recevait Lille pour les 16es de finale de la Coupe de France, ce mardi 14 janvier. L’enjeu était important et le scénario, lui, cruel. (Crédit photo : Nathan Danchesi)

Horaire inhabituel (21h10), froid glacial et rencontre en semaine. Trois éléments qui n’ont pourtant pas freiné la ferveur marseillaise, ce mardi soir. Plus de 60 000 rêveurs étaient présents au Vélodrome pour encourager l’OM, espérant voir leur équipe venir à bout du LOSC et se qualifier pour les 8es de finale de Coupe de France.

Sur un air habituel, mais toujours aussi frissonnant, de Jump, les 60 000 personnes se lèvent. Ça y est, cette attente interminable cesse, enfin. Les joueurs rentrent sur la pelouse, et l’excitation envahit toutes les poitrines.

Au premier coup de sifflet de Monsieur Turpin, signalant le coup d’envoi du match, tous les supporters se rassoient sagement, jusqu’à la première frayeur ou le premier souffle d’optimisme.

Ce premier souffle d’optimisme, justement, intervient à la 7e minute de jeu avec ce centre à ras de terre à destination de Luis Henrique au second poteau. « Comment il a fait pour rater le ballon ? », s’étonne un passionné en tribune Ganay, la tête entre les mains.

Mais ce n’est rien comparé à la 36e minute, et ce moment où Mason Greenwood se lance dans une course de 50 mètres depuis le rond central, s’en allant défier Mannone en un contre un. Ce sprint, qui a semblé durer une éternité, tous les Marseillais l’ont suivi debout, en attendant impatiemment son dénouement. Mais malheureusement, l’Anglais paye son manque de lucidité et voit sa frappe stoppée par le gardien du LOSC.

Après le calme, vient la tempête

Après les mains de Maupay qui ont empêché les Olympiens d’ouvrir le score, c’est au tour d’un Lillois, Mitchel Bakker, de voir son but refusé pour la même faute. Mais ce frisson en tout début de seconde mi-temps n’aide pas les hommes de Roberto De Zerbi à se reconcentrer, au contraire. Et comme tout un symbole, les supporters craquent eux aussi, en tribune. Une bagarre entre deux groupes de supporters éclate dans le virage Sud : les Commando Ultra et les South Winners. La violence est telle que les spectateurs n’ont d’yeux que pour ce triste spectacle, qui a presque réussi à faire oublier l’ouverture du score lilloise à la 68e.

Une fois l’échauffourée calmée, la ferveur phocéenne renaît, et les joueurs ressuscitent. L’entraîneur italien passe à l’offensive et lance Rowe, Nadir et le jeune Robinio Vaz (17 ans), qui partent ensemble à l’abordage du but lillois. L’espoir subsiste jusqu’à la fin, malgré le peu d’opportunités créées par les Marseillais.

Et comme si le destin existait, à l’image du but de Rowe face à Lyon, Luis Henrique vient fusiller Mannone d’une frappe surpuissante, en dehors de la surface de réparation, à la 96e et dernière minute du match.

L’OM, toujours friand de ce genre d’émotions lors des matchs couperets, revit. Le stade, lui, explose, et les supporters s’enlacent comme s’ils se connaissaient depuis toujours. Ce but fantastique vient d’offrir une séance de tirs au but à tout le peuple Bleu et Blanc.

Un scénario que l’OM connaît trop bien

Mais quand les Marseillais se présentent devant le virage Nord, les fantômes d’Annecy resurgissent. Et Rowe ainsi que le sauveur, Luis Henrique, manquent leurs tentatives et font sombrer cette soirée en cauchemar. Cette même soirée qui, cinq minutes plus tôt, s’apparentait à un rêve. C’est dans un calme assourdissant que les Dogues, portés par un Mannone héroïque, remportent cette séance de tirs au but et se qualifient pour les 8es de finale de la Coupe de France.

« À chaque fois, c’est la même chose. Annecy, c’était pareil. On ne gagne jamais les séances de tirs au but et ce n’est pas normal, déplore Adrien (supporter de l’OM) à la sortie du stade. Chaque année on espère remporter un titre, chaque année on finit déçu. C’est déprimant. »

Avatar de admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

PROFIL DE L’AUTEUR
Photo Stade de France
Photo Stade de France

Nathan Danchesi

Je suis étudiant en 4ème année de journalisme, à l’IEJ de Marseille. Passionné de football et d’écriture journalistique, j’ai décidé de créer mon propre site internet. Ce dernier a pour objectif de relayer l’actualité du football, avec une attention particulière portée à la Ligue 1, championnat que je suis assidument.

RECHERCHER
CatÉgories