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Olivier Pantaloni : « Ma mission sera de faire en sorte que l’OGC Nice ne revive pas une deuxième saison aussi pénible »

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Pantaloni / Ricort / Cohen

Le nouvel entraîneur de l’OGC Nice Olivier Pantaloni a livré sa première conférence de presse au sein du club azuréen cet après-midi, accompagné du président Fabrice Cohen et du directeur sportif Roger Ricort. Les coulisses de son arrivée, le mercato, ses principes de jeu… l’ancien lorientais a abordé tous les sujets. (Crédit photo : Nathan Danchesi / Point Foot)

Olivier, vous sortez d’une très belle saison avec Lorient, alors que Nice a connu davantage de difficultés. Pourquoi avez-vous fait ce choix ?

C’est vrai que j’avais une proposition de prolongation à Lorient que j’ai refusée pour diverses raisons. Quand j’ai été sollicité par les dirigeants de Nice, pour moi, c’était une opportunité énorme de rejoindre un club de renom et de qualité. Ça me permettait peut-être aussi, dans ma carrière, de franchir une étape supplémentaire en termes de valeur de club. Et puis, d’un autre côté, ça me permettait aussi de faire un retour aux sources, puisque c’est à l’OGC Nice que je suis rentré dans le monde du football professionnel, que j’ai signé mon premier contrat de stagiaire professionnel il y a 40 ans.

Quelle sera votre première mission ? Est-ce avant tout de redonner confiance à ce groupe ?

Quand on vit une saison est difficile comme ça, il est évident que… Malgré tout il y a eu un sauvetage au bout. Il faut féliciter les joueurs parce que la saison a été pénible et pas évidente sur la fin. L’histoire se termine bien. Il faut retenir ce côté positif. Ma mission sera de faire en sorte que l’OGC Nice ne revive pas une deuxième saison aussi pénible que celle vécue la saison passée.

Cela va être compliqué ?

Quand je suis arrivé à Lorient, pour faire un petit comparatif, le club venait de descendre de Ligue 1 en Ligue 2. Il a fallu adapter, avec des joueurs qui, pour la plupart, voulaient partir. Mon objectif était de faire remonter le club. Ça a pris un peu de temps pour remettre tout le monde à plat, mais avec mon staff, on a réussi à faire de bonnes choses. Aujourd’hui, étant entouré des personnes qui ont été citées précédemment par le président Cohen, je pense que tout le monde a la volonté de faire en sorte que le club retrouve les véritables couleurs de l’OGC Nice.

Votre nom a beaucoup circulé du côté de Lens. Avez-vous dû choisir entre Lens et Nice ?

Non, il n’y a pas eu de choix. La proposition de Nice est venue après celle de Lens. Lens s’est présenté. Finalement, un entraîneur allemand (Dino Toppmöller) a obtenu le poste. À partir de là, j’étais libre et ouvert à toutes les propositions. J’ai eu la chance d’avoir la proposition du président Cohen pour me permettre d’arriver à l’OGC Nice. Je suis donc très heureux d’être là.

Laurent (Abergel) est un leader naturel, par ses qualités techniques mais aussi par son caractère. C’est un compétiteur hors pair qui transforme les entraînements et qui sait tirer tout un groupe vers le haut. C’est une très bonne chose qu’il ait pu nous rejoindre.

Olivier Pantaloni, entraîneur de l’OGC Nice

On parle souvent d’identité en Ligue 1. Pensez-vous que le club doit retrouver son identité ?

Oui, je pense. Dans chaque région et dans chaque club, il y a des valeurs qui sont propres à son histoire. Quand on regarde la saison passée, on peut se demander si ces valeurs ne se sont pas un peu dissipées. L’objectif est de faire en sorte que l’OGC Nice redevienne le club qu’il était, avec ses valeurs d’engagement, de rigueur et d’exigence. On va tout mettre en œuvre pour que les joueurs prennent conscience de cela dans le vestiaire et agissent en conséquence afin d’être les plus performants possible.

Laurent Abergel vous rejoint dans cette aventure. Teniez-vous à sa venue ?

C’est un joueur particulier parce que je l’ai connu très jeune à Ajaccio avant de le retrouver à Lorient. Au fil des discussions que j’ai eues avec Roger et le président, il ressortait de la saison passée qu’il manquait peut-être des leaders dans cette équipe, des joueurs de caractère. Laurent est un très bon joueur et il rassemble toutes les qualités que recherchaient le Président et Roger. Sans pousser à quoi que ce soit, j’avais simplement rappelé que j’avais vécu deux superbes saisons avec lui à Lorient. Je sais ce qu’il peut apporter à un groupe.

C’est un leader naturel, par ses qualités techniques mais aussi par son caractère. C’est un compétiteur hors pair qui transforme les entraînements lorsqu’il est présent. Je pense que c’est quelqu’un qui sait tirer tout un groupe vers le haut. Bien entendu, il représente aussi un relais par rapport aux idées que je souhaite transmettre. Je pense que c’est une très bonne chose qu’il ait pu nous rejoindre.

Comment définiriez-vous votre méthode de travail ? Aujourd’hui, certains clubs disposent de staffs très étoffés. Est-ce votre vision des choses ?

Par la force des choses, je me suis adapté aux moyens des clubs dans lesquels je suis passé. Mais ce n’est pas la peine d’étoffer un staff de manière considérable à partir du moment où l’on a des personnes compétentes, travailleuses et qui avancent toutes dans le même sens. Je pense que c’est suffisant. Je n’ai pas de méthode particulière. En revanche, je suis très attaché à certaines valeurs. La première, c’est le respect : le respect du club, de l’institution, des dirigeants, du staff, mais aussi de toutes les personnes qui travaillent quotidiennement au club. On sait qu’à Nice, beaucoup de personnes œuvrent chaque jour pour que les joueurs soient dans les meilleures dispositions possibles. Ils travaillent pour les rendre performants. Les joueurs doivent en prendre conscience et leur rendre ce respect. Ils doivent également respecter les supporters.

Ensuite, il y a la valeur travail. Pour moi, elle est indispensable. Ce n’est pas parce qu’on possède des joueurs de qualité ou des stars que l’on est assuré d’obtenir des résultats. Sans état d’esprit et sans une volonté de travailler sérieusement, on n’arrive à rien. L’an dernier, avec Lorient, on montait de Ligue 2, on a peut-être surpris du monde, mais c’est aussi liée au formidable état d’esprit qui régnait dans le groupe. Et c’est exactement ce que nous allons chercher à créer cette saison.

L’important est qu’on arrive à remettre en ordre de marche cette équipe, avec des joueurs qui soient véritablement imprégnés des valeurs du club et qu’on arrive à avancer tous ensemble en vivant de fortes émotions positives.

Olivier Pantaloni, entraîneur de l’OGC Nice

Concernant le mercato, Gauthier Hein est annoncé parmi les pistes. Est-ce un profil qui vous intéresse ? Plus largement, recherchez-vous un joueur créatif ?

Oui, nous travaillons avec Roger sur le recrutement de profils offensifs. Il est certain que Gauthier Hein est un joueur de qualité. Il fait partie des joueurs susceptibles de nous intéresser. Mais il existe d’autres impératifs avant de pouvoir recruter. Il faut être patient. Le mercato ne fait que commencer. Nous allons prendre le temps de bien réfléchir, d’analyser tous les joueurs qui pourront nous être proposés par la cellule de recrutement et essayer de faire les meilleurs choix afin de commettre le moins d’erreurs possible.

Le calendrier vous réserve une fin de saison particulièrement relevée. Est-ce que cela augmente la pression pour réussir rapidement votre début de championnat ?

Il est certain qu’il faudra prendre des points assez rapidement afin d’acquérir de la confiance. L’objectif est d’éviter de se retrouver sous une pression trop importante en fin de saison. Lorsque l’on arrive dans un nouveau club, il faut transmettre ses principes de jeu. Même avec des joueurs expérimentés, cela demande toujours un temps d’adaptation. Il sera donc très important pour l’OGC Nice de bien débuter ce championnat. La confiance est essentielle dans le football, comme dans tous les sports. Et cette confiance passe aussi par les résultats.

Ces dernières saisons, les ambitions européennes étaient régulièrement évoquées lors de la conférence de rentrée. Aujourd’hui, on en parle beaucoup moins. Est-ce que cela vous gêne ? Quel est l’objectif ?

Je pense que la saison dernière a été marquante, pour tous les esprits. Aujourd’hui, il y a une volonté de faire changer les choses par rapport à ce qui s’est passé. Je ne suis pas là pour juger, comme dit Roger, ce qui s’est passé les saisons précédentes, ne serait-ce que la saison dernière. Je suis là pour construire quelque chose. Il va nous falloir un petit peu de temps pour arriver à aller au plus haut. Quoi qu’il en soit, on gardera l’ambition de bien figurer dans ce championnat. Après, je ne peux pas vous dire aujourd’hui que l’Europe est envisageable. L’important est qu’on arrive à remettre en ordre de marche cette équipe, avec des joueurs qui soient véritablement imprégnés des valeurs du club et qu’on arrive à avancer tous ensemble en vivant de fortes émotions positives.

Dans la formation de votre staff, il y a deux Niçois, dont un que vous connaissez particulièrement bien. Quels souvenirs gardez-vous de Frederic Gioria ? Et pourquoi était-il important d’avoir également Erwann Le Postec à vos côtés ? Qu’est-ce qui l’amène dans votre staff ?

Fred et moi avons été formés ensemble. Il est légèrement plus jeune que moi, mais nous avons toujours eu de très bons rapports. On s’est croisés sur les terrains et on a toujours gardé une vraie proximité. Quand le Président m’a parlé de lui, j’ai tout de suite été ravi. Cela correspond aussi à ce que le président et le club souhaitent remettre en place : retrouver une identité forte. J’ai encore en tête l’image de Fred soulevant la Coupe de France. C’est donc une très bonne chose pour moi de le retrouver aujourd’hui.

Concernant Erwann Le Postec, c’est quelqu’un que j’ai découvert il y a deux ans. À la base, sa présence dans mon staff n’était pas forcément prévue, mais j’ai eu d’excellents retours de personnes avec qui je travaillais déjà et avec qui j’allais collaborer. J’ai donc décidé de le conserver. C’est une véritable machine de travail. Il connaît parfaitement ce que je veux mettre en place. Dans l’idée d’avancer le plus rapidement possible avec les joueurs, j’avais besoin de quelqu’un qui partage totalement mes idées.

Que pensez-vous de l’effectif actuel ? Y a-t-il suffisamment de matière pour mettre en place ce que vous souhaitez ?

Sincèrement, je pense qu’il y a un effectif de qualité, c’est indéniable. Après, certaines choses se sont passées la saison dernière qui ont fait que cela n’a pas forcément fonctionné. Mais quand on regarde l’effectif sur le papier, on voit qu’il y a de la qualité. Il y aura certainement quelques retouches à effectuer dans certains secteurs de jeu, mais encore une fois, il ne faut pas se précipiter. Il faut prendre le temps de bien réfléchir pour faire les meilleurs choix possibles. Je pense notamment au secteur offensif, où il y a des choses à regarder, mais il faut avancer avec méthode.

Pour revenir davantage à l’aspect tactique, avez-vous déjà une idée précise du schéma de jeu que vous souhaitez mettre en place ? Nice a beaucoup alterné entre une défense à trois et une défense à quatre cette saison. Quel est votre projet ?

Pendant des années, j’ai travaillé avec une défense à quatre. Puis, la saison dernière à Lorient, nous sommes passés à trois défenseurs parce que nous estimions que nous n’avions pas les capacités de jouer à quatre. Aujourd’hui, compte tenu de l’effectif dont dispose l’OGC Nice, je m’oriente plutôt vers une défense à trois. Après, je suis quelqu’un qui demande beaucoup d’exigence sur l’aspect défensif. On m’a souvent qualifié d’entraîneur défensif ou de « bétonneur », mais cela dépendait aussi des effectifs que j’avais à disposition. Je suis pourtant quelqu’un qui aime avoir la possession, créer des décalages grâce au mouvement, proposer du jeu. C’est ce que nous avons réussi à faire l’année dernière avec Lorient, en posant de nombreux problèmes à beaucoup d’équipes.

Propos recueillis en conférence de presse par Nathan Danchesi

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Photo Stade de France
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Nathan Danchesi

Je suis étudiant en 4ème année de journalisme, à l’IEJ de Marseille. Passionné de football et d’écriture journalistique, j’ai décidé de créer mon propre site internet. Ce dernier a pour objectif de relayer l’actualité du football, avec une attention particulière portée à la Ligue 1, championnat que je suis assidument.

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