Plombé par une possession stérile et une défense friable, l’Olympique de Marseille s’incline à Rennes (1-0) en ouverture du championnat, et suscite déjà l’inquiétude (Crédit photo : Onze Mondial)
Les matchs se suivent et se ressemblent. En déplacement au Roazhon Park pour leur première de la saison, les hommes de Roberto De Zerbi, peu inspirés, ont déçu. Une possession certes impressionnante (72 %), mais globalement stérile. Le manque de mouvement autour du porteur de balle et l’absence de prises de risques — alors que les Olympiens ont évolué en supériorité numérique dès la 31ᵉ minute — expliquent en partie cela.
Si Mason Greenwood a tenté, par de multiples rushs solitaires, d’apporter cette fougue olympienne, il était bien trop esseulé sur le flanc de l’attaque. Accompagné d’un Rabiot en manque de rythme, d’un Rowe brouillon et d’un Amine Gouiri très discret, l’Anglais fut le seul à véritablement inquiéter Brice Samba, avec notamment des frappes à la 38ᵉ et 41ᵉ minutes. À noter tout de même, les deux poteaux trouvés par Rabiot et Murillo, respectivement à la 45ᵉ et 58ᵉ minute, qui auraient pu faire basculer la rencontre.
La faute à De Zerbi ?
Et si Roberto De Zerbi était le principal responsable ? Privé de sa recrue Médina en défense (suspendu), l’entraîneur italien a étonnamment choisi Kondogbia pour le remplacer, au profit d’un Garcia pourtant titulaire lors des matchs de préparation. Un choix qu’il a lui-même reconnu perdant en le sortant dès la mi-temps. On peut également questionner le positionnement d’Adrien Rabiot, au cœur des polémiques après sa bagarre avec Jonathan Rowe dans les vestiaires. Placé en numéro 10, l’international français a souvent reçu le ballon dos au jeu, ce qui ne permet pas d’exploiter ses qualités de milieu « box to box ». Tout aussi incompréhensible, l’absence sur le terrain d’un Amine Harit. Contre une équipe réduite à dix et repliée très bas, l’OM manquait cruellement de percussion, de changements de rythme et de passes capables de casser les lignes. Auteur d’une préparation convaincante, le Marocain aurait pu incarner ce rôle.
Puis le scénario… qui semble se répéter inlassablement. Celui d’une équipe qui conserve le ballon la majeure partie du temps, mais qui peine à trouver la faille face à un adversaire regroupé en bloc bas. Résultat : très peu d’occasions à se mettre sous la dent, et une fébrilité inquiétante sur les contre-attaques adverses. Qu’il s’agisse de l’alignement défensif, trop haut sur le terrain, ou des duels mal négociés aux abords de la surface, la défense marseillaise est trop facilement mise en difficulté. Le problème, c’est que ce match n’est qu’un exemple parmi tant d’autres et laisse penser que l’OM n’a toujours pas progressé sur cet aspect du jeu.
Quentin Merlin à la baguette pour doucher l’OM
Comme un symbole, après un siège de près de 90 minutes sur la cage rennaise, c’est l’ancien Marseillais Quentin Merlin qui a parfaitement servi Blas à la 89ᵉ minute pour tromper Rulli et offrir la victoire au club breton.
Devenu indésirable à l’OM après une saison en dents de scie, l’ancien Nantais s’est engagé il y a quelques semaines avec Rennes, en même temps que son nouveau capitaine, Valentin Rongier. Tout un paradoxe, puisque l’OM s’est présenté ce vendredi soir… sans latéral gauche de métier.








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